Le pape François parle aux jeunes

     « Il vit le Christ, notre espérance et il est la plus belle jeunesse de ce monde. Tout ce qu’il touche devient jeune, devient nouveau, se remplit de vie. » Les premières paroles que je voudrais adresser à chacun des jeunes chrétiens sont donc :  « Il vit et il te veut vivant ! » C’est ainsi que le Saint Père commence son exhortation apostolique « Christus vivit » rendue publique le 2 avril 2019. Ce texte est le fruit des réflexions et des échanges du synode sur les jeunes, la Foi et le discernement vocationnel  en y mettant sa marque personnelle. « Jésus Christ toujours jeune reste une source d’inspiration. Il est très important de contempler le Jésus jeune que nous montrent les évangiles, car il a été vraiment l’un de vous, et en lui on peut reconnaître beaucoup de caractéristiques des cœurs jeunes. »

     Parlant de l’Eglise comme d’une institution ancienne, elle se laisse renouveler et garde sa jeunesse quand elle se nourrit d’une manière permanente de la Parole de Dieu, de l’Eucharistie, de la présence du Christ et de la force de son Esprit. Elle est jeune quand elle est capable de retourner à sa source. Se faisant le porte-parole des jeunes, le Saint Père souligne que certains jeunes sont fiers d’être membres d’une Eglise humble, sûre de ses dons et de sa capacité de faire une critique loyale et fraternelle. Mais d’autres jeunes réclament une Eglise qui écoute davantage, qui ne soit pas toujours à condamner le monde. Ils ne veulent pas voir une Eglise silencieuse et timide, ni une Eglise toujours sur la défensive, qui n’a plus d’humilité, perd la jeunesse et devient un musée ».

Avec son style personnel et direct le pape donne des conseils aux jeunes en utilisant des références du monde moderne pour les encourager et les mettre en garde :

 « Ne vous laissez pas voler la liberté » 
 « Ne vous laissez pas voler la fraternité »
 « Ne vous laissez pas voler l’amour »

Tel est le triple appel lancé par le pape. « Jeunes, ne renoncez pas au meilleur de votre jeunesse, ne regardez pas la vie à partir d’un balcon. Ne confondez pas le bonheur avec un divan et ne vivez pas toute votre vie derrière un écran. Ne devenez pas le triste obstacle d’un véhicule abandonné ; ne soyez pas des voitures stationnées. Il vaut mieux que vous laissiez germer les rêves et que vous preniez des décisions. Prenez des risques même si vous vous trompez. »

     Le document du pape est une occasion pour mettre en avant ce que la jeunesse a de bon, ce qu’elle apporte au monde et à l’Eglise et ce que les jeunes peuvent accomplir, si on leur en donne l’occasion.  « Ne survivez pas, dit-il, avec l’âme anesthésiée et ne regardez pas le monde en touristes. Faites du bruit ! Repoussez dehors les craintes qui vous paralysent afin de ne pas être changés en jeunes momifiés. Vivez ! Donnez-vous à ce qu’il y a de mieux dans la vie ! Ouvrez la porte de la cage et sortez voler ! S’il vous plait ne prenez pas votre retraite avant l’heure ! »

     A propos des abus sexuels, le pape compte sur le courage des jeunes pour combattre ce  nuage noir . « Quand vous voyez un prêtre en danger, parce qu’il a perdu la joie de son ministère, parce qu’il cherche des compensations affectives ou qu’il est en train de perdre le cap, ayez le courage de lui rappeler son engagement envers Dieu et avec son peuple, annoncez-lui, vous-mêmes, l’Évangile, et encouragez-le à rester sur le bon chemin. » Par ailleurs le pape fixe, dans le document « Vous êtes la lumière du monde » publié le 9 mai , l’obligation de dénonciation des crimes et de leurs couvertures , les procédures pour le déroulement de l’enquête , les délais de l’action, la protection des personnes.

Lu pour vous

P. Ignace , curé de la paroisse .

Le temps pascal : temps de témoignage au Ressuscité

     Le soir du vendredi saint, on avait bien pris soin de mettre Jésus dans un tombeau et de le refermer avec une grosse pierre. Ainsi, avait-on pensé clore l’histoire de Jésus. Or depuis le matin de Pâques, le tombeau qu’occupait Jésus est vide et ouvert. Inutile de chercher le vivant parmi les morts, le Christ est ressuscité : la porte de la vie est à jamais ouverte.

     Du dimanche de Pâques, à celui de la Pentecôte, le temps pascal dure 50 jours durant lesquels on fête la résurrection du Christ dans la joie. Ce temps est toujours nécessaire pour que l’énergie de la résurrection se diffuse dans tout le corps du Christ, l’Eglise. Celle-ci se mobilise pour faire de cette période un temps fort, car chaque croyant est appelé à poursuivre la mission des apôtres : aller porter la Bonne Nouvelle au monde entier.

     A la suite du Christ ressuscité, nous devons nous aussi « déjà commencer à ressusciter » disait le pape François lors du Regina Caeli le lendemain du jour de Pâques 2017, en étant des hommes et des femmes nouveaux selon l’Esprit. Pour cela, avait-il expliqué, il faut annoncer aux hommes et aux femmes de notre temps ce message de joie et d’espérance : celui du jour de Pâques. Le pape a donné des indications pour cette annonce : poser des gestes de solidarité et d’accueil, alimenter le désir universel de la paix et l’aspiration à un environnement libéré de la dégradation. Et ce, au milieu des épreuves qui travaillent le monde et malgré la mondanité qui éloigne de Dieu. 

     Ces gestes sont communs et humains mais peuvent acquérir une efficacité bien supérieure à notre capacité, s’ils sont posés et animés par la foi au Seigneur ressuscité. Le Christ est vivant et opérant dans l’histoire au moyen de son Esprit Saint. De plus, la Vierge Marie nous accompagne pour être « des signes limpides du Christ ressuscité » et son intercession vient au secours des communautés chrétiennes qui sont appelées à un témoignage plus difficile et courageux.

     Notre témoignage ne consiste pas à faire voir ce que l'œil ne verra jamais, un ressuscité, mais à faire entendre une parole comme Pierre le fera aussitôt selon le livre des Actes des Apôtres : cette parole, c'est d'une part celle qui proclame la résurrection de Jésus, d'autre part celle qui discerne les traces de cette résurrection dans notre monde, chez celui qui garde l'espérance malgré toutes les difficultés et les morts rencontrées, chez celui qui donne sa vie par amour de ses frères et sœurs, chez celui qui partage son nécessaire et non pas son superflu, à chaque fois en somme que triomphe la vie sur la mort. Le ressuscité nous précède en toutes nos Galilée, comme le dit l’évangile (Mt 28,10), il est en avant de nous ; allons témoigner de ce que nous croyons, à savoir que le Christ est ressuscité et a rendu au monde son espérance : le monde n'est plus fermé sur lui-même, la vie a enduré la mort, mais la mort a rendu la vie.

     Dans notre paroisse nous allons vivre cette joie pascale par la célébration de la première communion dimanche le 5 mai à l’église saint Martin à 10h 30 avec 7 enfants qui ont terminé l’éveil à la foi l’an dernier. La même ambiance pascale continue dans notre unité pastorale avec la célébration du sacrement de la confirmation le dimanche 19 mai à l’église Notre Dame de Walhain à 10 h. Un tout grand merci aux catéchistes et parents qui ont accompagné ces enfants jusqu’à la célébration des sacrements.

P. Ignace, curé de la paroisse.

En route vers Pâques

La semaine sainte s’ouvre par le dimanche des Rameaux. Ce jour de fête célèbre l’entrée du Christ à Jérusalem où il est accueilli triomphalement par le peuple, tenant des palmes et criant à haute voix "Hosanna au fils de David ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur". Cependant cette venue marque le début de la passion du Christ vers laquelle il s’avance volontairement. La semaine sainte va du dimanche des Rameaux à la veillée pascale de la nuit du samedi de Pâques où l’on fait mémoire de la résurrection de Jésus. Chaque jour de cette semaine, surtout les trois derniers, ont une coloration particulière.

Le jeudi saint : Jésus lave les pieds de ses apôtres et partage avec eux le pain et le vin. Le récit du lavement des pieds, propre à l’évangile de Saint Jean, n’est pas le récit d’une autre Cène par rapport aux autres évangiles. Le lavement des pieds et l‘eucharistie sont l’expression du même don total que Jésus fait de lui-même et de sa vie pour le salut du monde. Les deux signes sont la mémoire de l’amour du Christ jusqu’à l’extrême. Le jeudi saint, l’Eglise célèbre la messe en mémoire de la Cène du Seigneur, puis le saint sacrement est déposé au « reposoir », l’autel est dépouillé de ses nappes et reste sans décoration... Ce dépouillement veut dire que le Christ est entré dans sa passion dépouillé de tout. Alors on passe une nuit d’adoration, les fidèles s’unissent à la prière du Christ ce soir-là en veillant auprès du saint sacrement jusque tard dans la nuit. Nous célébrerons cette fête en unité pastorale à l’église de Sar- lez- Walhain à 19h

Le vendredi saint : les chrétiens commémorent l’arrestation, le procès et la mort de Jésus sur la croix. L’office du vendredi saint comporte le récit de la passion et la vénération de la croix. Trahi par son disciple Judas, le Christ est arrêté. Il est accusé d’être un agitateur de la population contre le pouvoir et de semer le désordre par ses enseignements ainsi que d’usurper le titre de Messie, c’est-à-dire le Fils de Dieu envoyé pour sauver les hommes. Interrogé par Ponce Pilate, le gouverneur romain de la région, flagellé par les soldats, il est condamné à être cloué sur une croix, supplice réservé aux criminels. Le vendredi saint sera célébré en unité pastorale à l’église Saint-Servais de Tourinnes à 19h

Le samedi saint : ce jour est pour les chrétiens, un jour de silence, de prière, d’attente et de recueillement. Ils méditent sur les souffrances de Jésus Christ, sa mort et sa mise au tombeau. La célébration de la résurrection commence le samedi soir lors de la veillée pascale. La liturgie s’ouvre par la bénédiction du feu allumé au fond ou en dehors de l’église selon les circonstances de la météo. C’est sur ce feu que le célébrant va allumer le cierge pascal. Cette cérémonie du feu est suivie par la procession de tous les fidèles vers l’église, tenant leur cierge allumé, en chantant en alternance avec le célébrant "Lumière du Christ. Nous rendons grâce à Dieu." Une fois les fidèles en place, la chorale chante l’ "exultet" le beau chant de louange et d’action de grâce : "qu’éclate dans le ciel la joie des anges ... " La lumière perce la nuit ! La vigile pascale sera célébrée en unité pastorale à l’église Notre-Dame à Walhain à 19h.

Le Dimanche de Pâques, nous célébrerons la messe de la résurrection à l’église Saint-Martin à 9h et à 10h 30. Nous lirons dans l’évangile de Luc le témoignage des femmes sur la résurrection de Jésus. Ce témoignage comme dans les autres récits évangéliques de Pâques est celui des femmes qui vont au tombeau à la rencontre du Ressuscité (Lc24,1-12). Elles furent les premiers témoins de la résurrection (Mt28,1). Elles annoncent que Jésus est vivant ! Mais le scepticisme des hommes vis-à-vis de ce que rapportent les femmes se lit chez Luc : "Mais ces propos leur semblèrent du radotage, et ils ne les crurent pas" (Luc 24, 11) La résurrection de Jésus c’est l’œuvre de Dieu, c’est le centre vital de notre foi. Ce n’est pas un événement qui puisse être constaté comme la passion, la crucifixion, la mise au tombeau... La résurrection échappe au temps, elle est l’acte de la puissance divine.

Joyeuse fête de Pâques

P. Ignace, curé de la paroisse.

"Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement" (Mt 10,8)

Au cours du mois de février, l’Eglise célèbre la journée mondiale du malade. Cette année, elle tombe le lundi 11 février, jour de la fête de notre Dame de Lourdes. Elle sera célébrée de façon solennelle à Calcutta en Inde au pays de Sainte Mère Térésa. Notre paroisse célèbrera cette journée le diman-che 10 février à la messe de 10h30 à l’église Saint-Martin. Pendant la messe, nous allons prier pour les malades et donner le sacrement des malades à ceux qui désirent recevoir le réconfort de Dieu.

Aujourd’hui à travers le sacrement de l’onction des mala-des, le Christ continue à nous toucher. Il nous apporte sa présence, qui est réconfort dans la souffrance, soutien dans l’épreuve, force dans la maladie et présence auprès des aînés.

Qui peut recevoir le sacrement des malades ?

Ce sacrement s’adresse aux personnes malades, handicapées, jeunes ou âgées qui sentent leur force diminuer. On peut le recevoir plusieurs fois si nécessaire.

Dans son message, à l’occasion de cette journée, le Pape François explique que "l’Eglise, Mère de tous ses enfants, surtout les malades, rappelle que les gestes de don gratuit, comme celle du bon samaritain, sont la voie la plus crédible de l’évangélisation. Le soin des malades a besoin de professionnalisme et de tendresse, de gestes gratuits, immédiats et simples comme une caresse, à travers lesquels on fait sentir à l’autre qu’il nous est cher."

Le pape François "exhorte (...) à promouvoir la culture de la gratuité et du don, indispensable pour dépasser la culture du profit et du déchet". Il nous "invite à rester humbles et à pratiquer courageusement la solidarité, comme vertu indispensable à l’existence".

Dans son message le pape François remercie et encourage toutes les associations des volontaires en soulignant que "le volontariat communique des valeurs, des comportements et de styles de vie qui sont animés par le ferment du don."

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Commencer l’année 2019 avec Marie, mère de Dieu, reine de la paix.

Le premier jour de chaque année, l’Eglise célèbre la fête de sainte Marie mère de Dieu. Ce premier janvier est aussi la journée mondiale de la paix. Le pape François commence son message en rappelant la parole de Jésus quand il envoyait ses disciples en mission : "Dans toute maison où vous entre-rez, dites d’abord : ‘‘Paix à cette maison’’. S’il y a là un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui ; sinon, elle reviendra vers vous" (Luc 10, 5-6).

"Offrir la paix est au coeur de la mission des disci-ples du Christ. Et cette offre est adressée à tous ceux qui, hommes et femmes, aspirent à la paix au milieu des drames et des violences de l’histoire humaine. La ‘‘maison’’ dont parle Jésus, c’est chaque famille, chaque communauté, chaque pays, chaque continent, dans sa particularité et dans son histoire ; c’est avant tout chaque personne, sans distinctions ni discriminations. C’est aussi notre ‘‘maison commune’’ : la planète où Dieu nous a mis pour y vivre et dont nous sommes appelés à prendre soin avec sollicitu-de." Il est heureux que nous commencions cette nouvelle an-née en fêtant Marie, mère de Dieu et reine de la paix, en priant pour la paix dans nos coeurs, dans nos maisons, dans nos famil-les et dans le monde.

En ce premier jour de l’année, nous nous retrouvons pour nous adresser des voeux de bonne année. C’est une tradi-tion qui nous donne l’occasion de faire un pas les uns vers les autres. Cette nouvelle étape nous fait également réfléchir au temps qui passe, au temps perdu et au temps gagné. Une année de plus, c’est une nouvelle chance de réussir ce que nous n’a-vons pas pu réaliser hier.

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Réjouissez -vous et soyez dans l’allégresse

"Réjouissez -vous et soyez dans l’allégresse". (Gaudete et exultate) (Mt 5,12)

Tels sont les mots qui ouvrent la nouvelle exhortation apostolique du pape François sur l’appel universel à la sainteté. Dieu « veut que nous soyons saints et il n’attend pas de nous que nous nous contentions d’une existence médiocre, édulcorée, sans consistance. » Pour être saint il n’est pas nécessaire d’être évêque, prêtre, religieux ou religieuse. Nous sommes tous appelés à être saints, en vivant avec amour et en offrant un témoignage personnel dans nos occupations quotidiennes, là où chacun se trouve . « N’aie pas peur de la sainteté : elle ne t’enlèvera pas les forces, ni la vie, ni la joie . C’est tout le contraire, car tu arriveras à être ce que le Père a pensé quand il t’a créé et tu seras fidèle à ton propre être »

Ne cherchons pas les saints loin de nous. Le pape nous propose « de regarder les saints de la porte d’à côté. » Par exemples les parents, père et mère, qui élèvent avec tant d’amour leurs enfants, les hommes et les femmes qui travaillent pour apporter le pain chez eux, les malades les religieuses âgées qui sourient toujours. »
Le chemin de la sainteté c’est vivre les béatitudes de l’évangile et le grand critère à suivre c’est vivre et pratiquer la charité : « j’ai eu faim et vous m’avez donné à manger, j’ai eu soif et vous m’avez apporté à boire, j’étais un étranger et vous m’avez accueilli, nu et vous m’avez vêtu, malade et vous m’avez visité, en prison et vous êtes venu me voir. » Mt 25,35-36
Refusant « les idéologies qui mutilent le cœur de l’évangile », le pape prévient du danger de retenir les exigences de l’Evangile sans vivre dans une relation personnelle avec Dieu et convertir ainsi le christianisme en espèce d’ONG...

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La semaine sainte à la paroisse Nil-Saint-Vincent-Saint-Martin

La célébration du dimanche des Rameaux ouvre la semaine sainte par deux moments forts : la procession (Le Roi entre dans sa ville sous les acclamations ) et la passion (le Roi sort de la ville sous les injures pour être mis en croix ). Le Roi d’Israël est un Roi Serviteur . A ce jour les fidèles viennent acclamer le Christ Seigneur en portant des rameaux, signes de la vie qui renaît au seuil du printemps . C’est Jésus qu’ils suivent au long de ces jours, dans son entrée triomphale à Jérusalem, dans sa montée au Calvaire jusqu’à la lumière du matin de Pâques.

Dieu nous a tant aimés qu’Il nous a donné son Fils unique. Nous voulons l’accueillir en proclamant qu’il est le Messie, le Sauveur des hommes en qui nous devenons ses enfants.
Tout au long de ce carême, l’évangile de chaque dimanche nous montre tour à tour Jésus qui part au désert pour prier et y rencontre le démon qui le tente; mais il n’a pas succombé à ses charmes. Il est monté sur la montagne de la transfiguration pour remonter le moral de ses disciples. Il a rencontré la samaritaine au puits de Jacob et lui a promis l’eau vive qui désaltère pour toujours. Enfin il a ouvert les yeux de l’aveugle–né et ressuscité Lazare.
Le Christ a vaincu la mort . Il a vaincu la haine . Il avance ce dimanche des Rameaux acclamé par la foule, une foule pour laquelle il donnera sa vie mais qui, le vendredi saint, le rejettera. Mais nous savons que le Christ ne change pas. Nous croyons que son amour est vainqueur

Concrètement, nous célébrons en U.P. le dimanche des rameaux à la paroisse de Nil-Saint-Vincent-Saint-Martin. La bénédiction des rameaux aura lieu place Saint-Martin devant l’église. Ensuite procession vers l’église Saint-Vincent. Et à 10h30 nous commençons la messe des rameaux à l’église Saint-Vincent .
Le mardi saint est consacré à la célébration du sacrement du Pardon à l’église de Sart Walhain à 19h30. Nous avons tous besoin de la miséricorde du Seigneur, venez nombreux à Sart pour célébrer le sacrement de la réconciliation avec tous les paroissiens de l’unité pastorale (UP)

Mercredi Saint c’est la messe chrismale à Nivelles à 18h30 précédée par la marche des catéchumènes avec l’évêque de 14h à 18h. La messe est présidée par l’évêque, concélébrée par les prêtres de son diocèse. Les prêtres qui participent à la messe, renouvellent leurs promesses sacerdotales. L’évêque consacre le saint Chrême, huile parfumée utilisée pour les sacrements du baptême, de la confirmation, de l’ordre (diacre, prêtre, évêque). Il bénit aussi l’huile des catéchumènes et l’huile pour le sacrement des malades.

Le Jeudi saint sera célébré à l’église de Tourinnes-Saint-Servais à 19h30 avec toutes les paroisses de l’unité pastorale (UP). Ce jour-là l’Eglise célèbre la messe en mémoire de la Cène du Seigneur, puis les fidèles s’unissent à la prière du Christ ce soir-là en veillant auprès du Saint Sacrement. C’est au cours de cette messe qu’ a lieu le rite du lavement des pieds.
Le Vendredi saint sera célébré à l’église Notre-Dame de Walhain à 19h30 avec toutes les paroisses de l’unité pastorale. L’office de ce jour est centré sur la proclamation du récit de la passion.
Le samedi saint, la messe de la vigile pascale se célèbre à 19h30 à l’église de Nil-Saint-Vincent. Il s’agit d’une veillée en l’honneur du Seigneur au cours de laquelle les fidèles vivent le passage des ténèbres à la lumière, la victoire du Christ sur la mort.
Le dimanche de Pâques sera célébré l’église Saint-Martin à 9h et à 10h30.
Sainte et joyeuse fête de Pâques

P. Ignace Kanyegana
Curé de la paroisse

« Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle » (Mc1,15)

Le mois de février sera marqué par la journée mondiale du malade et le début du carême , le mercredi des cendres 14 février et la visite de notre nouveau doyen l’abbé Didier Kabutuka, curé de Perbais. Il vient célébrer la messe le 18 février et donner l’onction des malades à l’église Saint-Martin à 9h et à 10h30. Il visitera aussi les membres de la fabrique d’église le mardi 20 février à 20h30 et les membres de l’Equipe d’Animation Paroissiale (EAP) le mercredi 21 février à 20h30 à la cure Saint-Martin.

L’Eglise invite les fidèles, au mois de février, à prier pour les malades. Le dimanche 11 février 2018 sera, dans toute l’Eglise, la 26ème journée mondiale du malade. Le Pape François confie à la Vierge Marie tous les malades pour leur réconfort et soulagement.
"C’est à Marie, Mère de la tendresse, que nous voulons confier tous les malades dans leur corps et leur esprit, afin qu’elle les soutienne dans l’espérance. Nous lui demandons également de nous aider à être accueillants envers nos frères malades. L’Église sait qu’elle a besoin d’une grâce spéciale pour pouvoir être à la hauteur de son service évangélique du soin des malades. Par conséquent, que la prière adressée à la Mère du Seigneur nous trouve tous unis en une supplique insistante, pour que chaque membre de l’Église vive avec amour sa vocation au service de la vie et de la santé. Que la Vierge Marie ...aide les personnes malades à vivre leur souffrance en communion avec le Seigneur Jésus et qu’elle soutienne ceux qui s’occupent d’eux..." Dans notre paroisse nous allons célébrer cette journée dimanche 18 février à la messe de 10 h 30 au cours de laquelle nous allons donner l’onction des malades à ceux qui le désirent.

Nous commençons le carême le mercredi des cendres le 14 février. La messe et l’imposition des cendres auront lieu à l’église Saint-Martin à 18h. J’invite les paroissiens qui le peuvent, à venir à cette célébration pour commencer les 40 jours de carême. Le mercredi des cendres ouvre un temps où nous sommes invités à jeter nos masques, nos hypocrisies et nous montrer tels que nous sommes devant le Seigneur et à rencontrer nos frères et sœurs à visage découvert. Le carême se présente comme un temps de vérité, de réalisme et de conversion "Quand tu fais l’aumône ... ne te donne pas en spectacle" (Mt 5,6). Le carême est aussi un appel à l‘intériorité : "déchirez vos cœurs et pas vos vêtements" (Joël 2,12) "Ton Père voit ce que tu fais dans le secret..." Enfin le carême est un appel à la qualité, à la vraie joie : "donne-nous Seigneur un cœur nouveau, mets en nous un esprit nouveau."
(Ez 36,25-27) « Rends-moi la joie d’être sauvé. » (Ps 50 )

Loin d’être un moment de tristesse ou de punition pour les pécheurs, au cours de ce temps fort de l’Eglise, les chrétiens sont invités à améliorer la qualité de leurs vies, de leurs relations avec Dieu et leurs frères, la qualité de leurs prières, leurs partages et solidarités vécus. Pendant le carême, il nous est demandé aussi de nous libérer de tout ce qui pourrait faire obstacle à notre marche à la suite du Christ. Celui-ci nous invite à tout faire non pas pour nous-mêmes ou pour notre image, mais seulement pour Dieu. Sincérité, discrétion et humilité nous ouvrent à la grâce surabondante de notre Père qui nous le revaudra.

"Convertissez-vous, croyez à la bonne nouvelle." Tel est l’appel du Christ à chacun de nous. La conversion est nourrie par les exercices habituel du carême. La prière, la privation (jeûne), le partage ,le pardon. La prière nous met en communication avec Dieu et augmente notre foi. La prière peut être courte ou longue, comme on la veut, suivant les convenances d’un chacun, mais fréquente et fervente. La privation ou le jeûne creuse notre faim, purifie nos désirs et augmente notre espérance. Le partage augmente notre charité fraternelle. Le pardon et la réconciliation resserrent notre relation avec Dieu et nos frères et sœurs.

A vous tous, Bonne montée vers Pâque

P.Ignace Kanyegana
Curé de la paroisse

" Ne craignez pas... " (Lc 2, 10)

Au mois de décembre nous fêtons Noël et au village des 4 Nil nous célébrons le 15ème Tour des crèches. Avant d’entrer dans le temps de Noël je tiens à dire merci aux jeunes de la paroisse et à ceux qui les ont accompagnés pour avoir animé la messe du 25 novembre à 18h.C’est une belle initiative à encourager et à soutenir parmi les divers projets de la paroisse.
Comme d’habitude, l’Eglise prévoit le temps de l’Avent pour préparer les fidèles à la fête de Noël. Entrons avec joie dans ce temps fort qui inaugure une nouvelle année liturgique : l’année B. Que ce temps soit pour nous le temps où nous attendons sans nous lasser celui qui ne saurait nous décevoir. C’est dans la prière et l’attente active et dynamique que nous nous préparons à fêter la naissance de Jésus à Noël. Il ne s’agit pas de faire comme si Jésus n’était pas encore né ; en nous rappelant qu’il est venu, nous célébrons aussi qu’il vient et qu’il viendra. Ce premier dimanche de l’Avent, le pape François l’a consacré à la parole de Dieu. "Je désire vivement dit le pape, que la parole de Dieu soit toujours davantage célébrée, connue et diffusée, pour qu’à travers elle, le mystère d’amour qui jaillit de cette source de miséricorde soit toujours mieux compris." Les évêques de Belgique ont décidé de répondre au souhait du pape : consacrer un dimanche à la Parole de Dieu ; et ce dimanche est le 1er dimanche de l’Avent.

nativite vierge" Ne craignez pas ...je viens vous annoncer une bonne nouvelle...Aujourd’hui vous est né un Sauveur... " Tel est le message de l’ange aux bergers de Bethleem à la naissance de Jésus. Après la résurrection Jésus s’est adressé à ses apôtres remplis de peur : " la paix soit avec vous". Oui nous n’avons rien à craindre de la naissance d’un enfant, qui est habituellement source de paix et de joie. L’enfant, c’est la vie avec tout ce qu’elle promet de potentialités à développer ;le nouveau-né c’est l’émerveillement des parents qui l’ont voulu, ,conçu, procréé en coopérant au plus près à l’œuvre du Créateur.
Accueillons cet incroyable don que le Père nous fait dans la naissance de son Fils qui entre dans notre histoire. Dieu a fait cela pour nous communiquer pleinement sa vie parce qu’Il nous aime. Son initiative relève de la pure gratuité.

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La fête de la Toussaint : on ne naît pas saint on le devient.

Le 1er novembre, l’Eglise célèbre la fête de tous les saints commémorés au cours de l’année liturgique et des saints inconnus qui ne figurent pas sur le calendrier liturgique. Cette fête est aussi celle du saint futur que chacun porte en soi. La sainteté chrétienne n’est pas la perfection humaine, on ne naît pas saint on le devient. La sainteté est le signe de l’œuvre de l’Esprit Saint dans une vie humaine. Est saint celui qui rayonne la vie de Dieu par tout son être. Nous sommes tous appelés à la sainteté !

Le culte des saints ne fait pas honneur à des surhommes ou des vedettes du siècle, certes admirables, mais pas nécessairement imitables. Le culte des saints rappelle qu’il s’agit de prendre l’évangile au sérieux jusque dans les plus humbles gestes de sa vie quotidienne. Celui qui s'adresse à un saint dans la prière lui demande de l’aider à aimer Dieu et ses frères.

Saint Bernard, dans son homélie, se demande : « Pourquoi notre louange à l’égard des saints : ont-ils besoins de nos honneurs » ? De fait, dit-il, si nous vénérons leur mémoire, c’est pour nous, non pour eux. « Pour ma part, poursuit-il, je sens que leur souvenir allume en moi un ardent désir ; le premier désir est d’être associé à la joie et à la communion de tous les saints. Le second désir est de voir comme eux le Christ, lui qui est notre vie et paraître nous aussi avec lui dans la gloire.

Le jour de la Toussaint nous lisons le texte des béatitudes (Mt 5,1-12).Jésus proclame les pauvres heureux et on sait que par définition, ils ne le sont pas. C’est intolérable ! La violence nous révolte tellement que l’idéal proposé par Jésus nous semble inadapté. Ce serait mal comprendre que Jésus ait hissé la misère et la pauvreté au rang d’un idéal. Loin delà ! Le but des béatitudes est l’annonce du royaume de Dieu que Jésus adresse aux foules dans le discours sur la montagne.

Les béatitudes supposent un changement dans la mentalité du monde, un renversement de tout ce qui n’est pas dans le sens de la volonté de Dieu, un combat contre la misère. Les béatitudes ne prônent pas la pauvreté, elles nous incitent à la combattre. Ce que Jésus demande, c’est de le rejoindre dans ce qu’il y a de plus modeste jusque dans l’humilité de sa croix. Les béatitudes appellent à ouvrir les sens, à voir Dieu en regardant l’homme, à être reconnu comme envoyé de Dieu en travaillant pour la paix, à redresser un corps de ressuscité chaque fois que qu’un autre veut le faire plier dans la souffrance ou dans la mort. L’accès au royaume passe par Jésus; il est lui-même le chemin dont les jalons sont inscrits dans les béatitudes. Il a vécu chacune d’elle, son enseignement rejoint ce qu’il disait : convertissez-vous car le royaume des cieux est là. Loin d’être un code de morale, les béatitudes nous invitent à rejoindre ceux qui sont pauvres en combattant avec eux l’inacceptable malheur. Il s‘agit d’un encouragement à refuser la misère sous toutes ses formes.

Le 2 novembre, l’Eglise commémore tous les défunts. Notre paroisse célèbre les deux événements le même jour à la fête de tous les saints. Une messe communautaire à 9h et à 10h30 à l’église Saint-Martin et à 15h une liturgie de la Parole en mémoire des défunts suivie de la visite et bénédiction des tombes autour de l’église Saint-Martin et au cimetière de Nil situé à la rue du Paradis.

A tous et à toutes bonne fête de tous les saints et en communion de prière pour vos défunts.

P. Ignace Kanyegana,
Curé de la paroisse.

La Mission avec Marie dans l’Eglise

Quelques informations pratiques de l’équipe d’animation paroissiale (EAP) :
Elle s’est réunie le 25 septembre et a rappelé, à propos de l’ordre des messes et leur animation dans nos deux églises, que toutes les messes seront célébrées à l’église Saint-Martin (Mardi, jeudi et vendredi à 8h 15). Quant à l’église Saint-Vincent, elle sera réservée pour des célébrations requérant une église plus grande (confirmations, première communions ou profession de foi, funérailles, mariages, messe en unité pastorale...) et des activités culturelles diverses (concerts...) Mgr Jean-Luc Hudsyn a souhaité que l’on célèbre une messe par semaine à l’église Saint-Vincent. Pour répondre positivement à ce vœu et aussi pour honorer le Saint-Sacrement, le curé y célébrera une messe tous les mercredis à 8h15
La messe de 18h du samedi soir est supprimée. Toutefois un projet est en cours en vue d’organiser une messe le samedi soir une fois par mois; quelques membres de l’équipe liturgique s’en occupent.

La rentrée de la catéchèse dans notre unité pastorale s’est bien passée. Tous les enfants se sont rassemblés à l’église Saint-Martin et ont regardé un film sur la vie de sainte Bernadette. Après le film, ils ont fait une marche aux flambeaux avec les catéchistes et les prêtres jusqu’au carmel de Walhain près de la grotte de Lourdes où leurs parents les attendaient. Voici le nombre des enfants inscrits à la catéchèse de notre paroisse : 5 à l’éveil de la foi, 5 à la première communion, 9 à la 1ère année de profession de foi et 8 à la deuxième année de profession de foi. 13 enfants sont candidats à la confirmation en octobre de cette année.

Chers paroissiens, le 1er octobre, l’Eglise célèbre sainte Thérèse de Lisieux, patronne des missions. Le mois d’octobre est le mois de Marie, nous sommes invités à prier avec Marie et à lui demander de prier pour nous qui sommes engagés dans la mission de porter le Christ aux autres. Je vous partage ce texte biblique qui nous sert de point de départ pour notre réflexion.

« Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme assujettie à la loi, pour payer la libération de ceux qui sont assujettis à la loi pour qu’il nous soit donné d’être des fils adoptifs (Galates4,4) ». En méditant ce texte nous constatons que Dieu nous le confie et nous le donne. Il choisit pour cela un intermédiaire auquel Il demande son consentement. Cet intermédiaire c‘est Marie.

De Marie, nous apprenons que Dieu vient nous sauver dans notre humanité. En Jésus, Dieu vient dans l’humanité concrète c’est-à-dire avec ses souffrances et ses limites. Il ne vient pas nous dispenser de tout ce qui fait notre humanité. Il la prend en charge pour nous sauver.

Marie est celle qui donne le Christ. Donner le Christ, c’est la première mission. Marie est un modèle de charité et d’exemple vivant d’amour par sa disponibilité pour apporter Jésus. L’Eglise est comme Marie : « l’Eglise, dit le pape François, n’est pas un magasin, ni une agence humanitaire, l’Eglise n’est pas une ONG. L’Eglise est envoyée porter à tous le Christ et son Evangile ». L’Eglise « ne s’apporte pas elle-même, l’Eglise apporte Jésus, c’est le cœur de l’Eglise, porter Jésus, la charité de Jésus, l’amour de Jésus », a insisté le pape, à tel point que « s’il arrivait que l’Eglise n’apporte pas Jésus, ce serait une Eglise morte ! »

Cette mission de l’Eglise d’apporter le Christ et son évangile au monde entier est mise en exergue au mois d’octobre de chaque année. C’est depuis 1926 que toutes les paroisses catholiques du monde célèbrent le dimanche missionnaire mondial. En cette année, le dimanche missionnaire mondial est célébré le 22 octobre 2017 en la fête de saint Jean-Paul II. Le dimanche des missions est précédé d’un temps d’animation missionnaire mondiale du 15 au 22 octobre. Ces animations se vivent en paroisse, dans les groupes de catéchisme, les groupes de prières ...Dans notre unité pastorale de Walhain, toutes nos paroisses se rassemblent à l’église de Tourinnes Saint-Servais dimanche 22 octobre à 9h. Nous allons écouter un témoignage de quelques chrétiens de l’église de Corée. Après l’exposé nous ferons des échanges et partagerons des expériences de la vie chrétienne de nos églises.

La quête de ce dimanche est destinée aux œuvres de l’Eglise de Corée. La semaine missionnaire répond à un triple objectif : s’informer sur la vie des chrétiens à travers le monde, prier pour la mission, participer financièrement au fonds missionnaire mondial pour soutenir l’évangélisation dans le monde.

Nous confions les différentes activités pastorales de notre unité pastorale à Marie reine des Apôtres et Mère de l’Eglise. J’invite les paroissiens qui le veulent à clôturer le mois de Marie par la récitation du chapelet dimanche 29 octobre à l’église Saint-Martin à 16h. Sainte Marie Mère de Dieu, priez pour nous.


P.Ignace Kanyegana

Le temps pascal avec Marie

Chers Paroissiens,

marie misericordeLe mois de mai qui commence nous rappelle deux événements à ne pas laisser passer inaperçus : le mois de Marie, le temps pascal et la fête de l’Ascension du Seigneur. Le mois de Mai, consacré à Marie, nous aide à entrer avec une intimité plus grande en communion avec la sainte vierge Marie qui, avec l’Esprit Saint, a un rapport tout à fait unique, parce que c’est lui qui s’est posé sur elle quand « la puissance du Très Haut la couvrit de son ombre » (Lc 1,35) pour réaliser le miracle de l’incarnation du Verbe de Dieu sur notre planète. Le lien entre l’Esprit Saint et la sainte vierge Marie doit être approfondi par chaque chrétien pour mieux connaitre Jésus Christ. Il est le fruit de l’Esprit Saint en Marie. En récitant le chapelet nous nous nous rappelons avec l’Eglise en communion avec Marie, les différentes étapes de l’histoire du salut de notre humanité.

Le pape Benoit XVI nous le rappelle au cours d’une audience générale du 3 mai 2008 à Rome. « Quand on récite le chapelet, on revit les moments importants et significatifs de l'histoire du salut ; on parcourt de nouveau les différentes étapes de la mission du Christ. Avec Marie, on tourne son cœur vers le mystère de Jésus. On place Jésus au cœur de notre vie, de notre temps, de nos villes, à travers la contemplation et la méditation de ses saints mystères de joie, de douleur et de gloire...Que Marie nous aide à accueillir en nous la grâce qui émane de ses mystères, afin qu'à travers nous elle puisse "irriguer" la société, à partir de nos relations au quotidien, et la purifier de si nombreuses forces négatives en l'ouvrant à la nouveauté de Dieu. Le rosaire, quand il est prié de manière authentique, non d'une manière mécanique et superficielle, mais profonde, apporte en effet la paix et la réconciliation. Il contient en lui-même la puissance qui guérit du très Saint Nom de Jésus, invoqué avec foi et amour au centre de chaque Ave Maria. »

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Jésus, le passionné de Dieu son Père et des hommes.

Encore quelques jours et nous commençons la semaine sainte qui nous conduit à Pâque. La célébration du dimanche des Rameaux ouvre la semaine sainte et comporte deux moments forts de cette liturgie : la procession (Jésus-Roi entre dans la ville de Jérusalem sous les acclamations) et la Passion (Jésus-Roi sort de la ville sous les injures pour être mis en croix). Le Roi d’Israël est un Roi Serviteur.

Jésus a été passionné de Dieu son Père. Une seule chose comptait pour lui : faire sa volonté. Or la volonté de Dieu n’était pas que son fils meure mais qu’il aille jusqu’au bout de l’amour. Au risque de donner sa vie ...c’est ce qu’il a fait.

Jésus a été passionné des hommes et des femmes ses frères et sœurs. Une seule chose comptait pour lui : sauver l’humanité en l’arrachant à l’égoïsme, la violence, l’orgueil, la richesse, l’idolâtrie, à tout ce qui entraîne à la mort et au malheur...pour lui proposer le service, l’accueil, le pardon, la pauvreté ; tout ce qui entraîne à la vie et au bonheur et qui a pour nom : l’Amour.

La messe chrismale est célébrée en principe jeudi matin mais souvent le soir d’un des jours précédents pour permettre une plus grande participation des fidèles. Au cours de cette messe que l’évêque célèbre avec l’ensemble des prêtres du diocèse, il consacre le saint Chrême, cette huile parfumée utilisée pour les sacrements de baptême, de confirmation et de l’ordre (diacre, prêtre, évêque). Il bénit aussi l’huile des catéchumènes et l’huile pour le sacrement des malades.

Le jeudi soir, les chrétiens célèbrent la Cène, c’est-à-dire le dernier repas que Jésus a pris avec ses disciples. Ce soir-là, il partage le pain et le vin avec eux, instituant l’Eucharistie : « vous ferez ceci en mémoire de moi ». Ce même soir, il lave les pieds de ses disciples, signifiant ainsi que les chrétiens doivent vivre dans la charité et le service. « C’est un exemple que je vous donne ». Toujours ce soir-là, il leur donne un commandement nouveau : « aimez-vous les uns les autres ». En mémoire de ce jour, les chrétiens participent à la messe ; ils refont le geste du lavement des pieds.

Le vendredi saint, Jésus trahi par son disciple Judas, est jugé par Pilate et condamné au supplice de la croix. Il est flagellé et crucifié entre deux brigands. Jésus offre sa vie. Par sa mort il s’associe aux souffrances des hommes. L’Eglise médite la passion de son Seigneur et vénère la croix. Ainsi elle commémore sa propre origine du coté transpercé du Christ et intercède pour le salut du monde. Le vendredi saint est un jour de pénitence, de recueillement et de prière.

Le samedi soir c’est la vigile pascale durant laquelle les chrétiens célèbrent la résurrection du Christ. C’est une grande célébration durant laquelle on lit les textes de la Bible qui retracent l’histoire de l’alliance de Dieu avec les hommes. Jésus est le premier homme à passer de la mort à la vie, il inaugure une nouvelle vie. « Ne cherchez pas parmi les morts Celui qui est vivant ». Le dimanche de Pâque est la plus grande fête chrétienne. Croire, c’est croire en la résurrection de Jésus. Joyeuse fête de Pâque


P. Ignace Kanyegana.

« Revenez à moi de tout votre cœur... » (Joël 1,12)

Le carême se présente comme un temps de vérité, de réalisme et de conversion. Voici quelques extraits des textes de la liturgie du mercredi des cendres. « Quand tu fais l’aumône..., pries..., jeûnes..., ne te donnes pas en spectacle... » (Mt. 6,5) C’est aussi un appel à l’intériorité : « déchirez vos cœurs et pas vos vêtements » (Joël 2,13) ; « ... ton Père voit ce que tu fais dans le secret... » (Mt.6, 4) Enfin, le carême est un appel à la qualité, à la vraie joie : « donnes-nous Seigneur un cœur nouveau, mets-en nous Seigneur un esprit nouveau. » (Ez 36,25-27) « Rends- moi la joie d’être sauvé... » (Ps 50)

Loin d’être un moment de tristesse ou de punitions pour les pécheurs, pendant le carême, nous sommes invités à améliorer la qualité de nos vies, de nos relations avec Dieu et nos frères, la qualité de notre prière, de nos partages, de nos solidarités vécues ; il nous est demandé aussi de nous libérer de tous ce qui pourrait faire obstacle à notre marche à la suite du Christ. Au cours du carême, Jésus nous invite à tout faire non pas pour nous mêmes ou pour notre image mais seulement pour Dieu. Sincérité, discrétion et humilité nous ouvrent à la grâce surabondante de notre Père qui nous le revaudra.

Au moment de l’imposition des cendres, le prêtre utilise deux formules au choix pendant la cérémonie: « souviens- toi que tu es poussière que tu retourneras en poussière. ». Ou bien « convertissez- vous et croyez à la bonne nouvelle. » La première formule la moins utilisée est un rappel simple de notre précarité et de notre fragilité humaine. Si Dieu nous rappelle que nous sommes tirés de la poussière du sol, ce n’est pas nous humilier ou nous écraser mais pour attirer notre attention sur le souffle divin qui fait de l’homme un vivant et l’établit dans sa relation filiale avec Dieu, ce qui est la source de sa dignité. Mais lorsqu’il a fait l’expérience désastreuse de son autonomie orgueilleuse, il s’est retrouvé nu, d’une nudité qui est d’abord ruine spirituelle, néant, solitude.

Quant à la seconde formule, « Convertissez- vous et croyez à la bonne nouvelle », Jésus nous invite à croire, à la conversion et celle-ci est comme une mort à nous mêmes (au péché), en communion avec la mort du Christ, (conversion) nourrie par les exercices habituels du carême : la prière, la privation (jeûne), le partage. La prière nous met en dialogue avec Dieu, augmente notre foi ; elle peut être courte ou longue, comme on la veut suivant les convenances d’un chacun, mais fréquente et fervente ! La privation ou le jeûne creuse notre faim, purifie nos désirs et augmente notre espérance. Le partage augmente notre charité fraternelle, il s’agit d’un élargissement de notre cœur en vue d’une libération de tout notre être convoqué à la résurrection. Je vous souhaite un saint carême, une bonne montée vers Pâque. -

P. Ignace Kanyegana